Un espace de recueillement

C'est un projet CULTURE - ART et SANTE mené par des artistes et des habitants :

« Ce que nous confions au vent » 

Travail sous forme d'ateliers créatifs autour de la gestion et de l'accompagnement du deuil en lien avec la construction d'une cabine téléphonique du vent dans l'établissement.

Celle-ci est accessible ponctuellement lors de l''ouverture du parc ou sur rendez-vous.
L'objectif est de libérer la parole, le geste, l'émotion sur un thème qui reste tabou et qui fait partie de la vie, du quotidien du personnel et des résidents de structures de santé.

 

Ce projet est parti du roman « Ce que nous confions au vent » de Laura Imai Messina qui rend hommage à un lieu singulier qui existe au Japon : « le téléphone du vent ». Chacun vient décrocher ce combiné pour parler à un défunt, ses paroles lui parvenant par la force du vent…

C'est une fiction mais son histoire se construit autour d’un lieu devenu symbolique dans le nord du Japon : le jardin qui abrite « le téléphone du vent », en hauteur, face à la mer. Il est né d’une initiative personnelle : à la suite du décès d’un de ces proches, Itaru Sasaki, un retraité décide d’installer dans son jardin, sur les hauteurs d’Otsushi avec vue sur la mer, une veille cabine de téléphone avec un combiné inactif. Son idée ? Poursuivre le dialogue avec son cousin défunt.

Après le tsunami de mars 2011 dans le nord du Japon, cette cabine est investie par la population donnant l’opportunité à qui le veut de venir parler à un proche décédé. 

Chacun s’empare de ce téléphone du vent à sa manière. Certains donnent des nouvelles de la famille, d’autres posent des questions ou partagent leur colère, leur tristesse, etc.

Depuis 2025, nous avons mis en place des ateliers en lien avec le téléphone du vent pour celles et ceux qui souhaitent aller plus loin dans leur démarche.

Que le deuil soit récent ou passé, que cela soit un membre de la famille, un ami, un voisin, quelqu'un avec qui nous avions une relation étroite, le deuil vient poser une limite physique à nos échanges.

Nous ne faisons pas tous face au décès de la même faon, nous avons également des rythmes, des croyances ou des approches différentes. Nos diférents ateliers permettent l'expression par le geste ou la parole, la reconnexion ou la commémoration.

Nos intervenants sont tous des professionnels diplômés, ayant de l'expérience dans l'approche de cette thématique. 

BIENTOT ICI :

formulaire de contact et réservation

Afin de rester dans l'esthetique du tiers lieu, la cabine du téléphone du vent a été construite en osier, lors d'un atelier participatif. Il a été mené conjointement par Pierre Abernot et Gaëlle Guillaume, intervenants vannerie dans nos locaux.